Merci d’avoir organisé au niveau du club notre participation, un remake de voyage au bout de l’enfer … Biker et Marcheur ont la même terminaison phonétique mais visiblement la compatibilité s’arrête là Quel bonheur de voir la voiture de Thierry ! Un sentiment de plénitude exceptionnelle.. Et d’un confort incroyable ! Cette nuit m’a permis de battre le battre le record du monde de la vitesse de l’endormissement ! Je ne pensais que cela serait si dure … En fait, je n’ai pas découvert de muscles inconnus …. Bizarrement ! Par contre je marche sur des braises avec deux grosses ampoules sous les pieds ! Je suis d’accord c’est pas un endroit pour mettre des ampoules ! Il est prêt à recommencer…
Pierre
Moi j’étais vraiment « à bout », et incapable de faire un pas de plus : heureusement que Pierre était resté avec moi . Coocooning maison depuis le retour, mais les douleurs dans les jambes persistent : ça passera ! ça compte si on n’ a pas fini //oui bien sur…
Annie – Lady of Harley
Le corps a lâché mais le moral était là dommage, difficile de sortir de la voiture après …. je l’ai fait il y a une dizaine d’années et effectivement les années s’ajoutent…. D’un défi personnel c’est devenu un défi collectif merci à tous.
Pascale – Head of Acticities
wikipedia annonce 656 muscles. Je confirme, après inventaire, il y en a beaucoup plus. Wikipedia n’était pas là ce matin… Il va devoir revoir sa copie. Satisfaction nous avons fait avancer la science. Merci pour les encouragements et le rapatriement des corps un peu abimés. Cécile, bravo, il y a pas de décédé …
Gilbert
Nous partons plus tard mais de tout cœur avec vous tous bonne marche – bien arrivés retour en voiture avec thierry merci.
Gaël et Joumana
Bravo à tous pour la réalisation de cette idée complètement folle mais dont la cause nous a poussé jusqu’au bout de nos limites. Merci à la dream team des TTT qui a permis le retour de tout le monde. A la lecture de vos messages je vois que cette aventure (car cela en est une) nous réunit tous sur un point, cela a été dur et pour ma part, cela l’est encore. Je pense que sans le soutien commun au sein du groupe que nous formions, je n’aurai pas été au bout, d’ ailleurs sans ce groupe je ne me serai pas inscris je suis dons partagé entre le merci à tous et le je vous « haï » (certaines). Je pense également que Pierre devrait prendre une douche froide afin de récupérer tous ces neurones… Je n’ai vraiment pas assez de recul nécessaire pour imaginer une réinscription l’ année prochaine à moins de le faire en HD pour assurer le ravitaillement des prochains fous. Pourquoi pas !!! En tous cas Bravo à toutes et à tous, car bien plus qu’ une simple participation, nous nous sommes tous dépassés et finalement c’ est la première et la plus importante des lignes d’ arrivées qui la reclasse finalement en étape… pour les prochaines aventures aussi différentes qu’ elles puissent êtres.(je le souhaite).
Cécile et Eric – Road Captain, Photographe, Safety
De toute évidence je dois être l’homologue de Christéle dans notre association Vaincre la Mucoviscidose : quelque chose un peu folle à faire et je me trouve partante (il faut dire aussi que je suis anglaise… ) Par conséquence, dés que j’ai entendu dire qu’il y avait un groupe de bikers Harley qui allait soutenir Vaincre la Mucoviscidose en participant à la marche Paris/Mantes, on ne pouvait absolument pas les laisser partir seul ! Heureusement je suis entourée de gens aussi insensés et toujours à mes côtés pour s’amuser (je regrettais ce terme vers le 20ème km) pour faire des défis en groupe. Le dernier était Dieppe/St Germain en vélo. Cette fois-ci ça serait sans pédales… Comment se retrouver à Beynes ? Christéle m’a dit qu’elle serait en bonnet Père Noël Harley. Pour ne pas être en reste, j’ai mis ma guirlande illuminée autour de mon sac à dos afin d’être repérée. On s’est vite retrouvée et nos « équipes » ont fait connaissance. Nous étions six au départ de Beynes : Claude, Hélène, Jennifer, Marie-Laure, Sandrine et moi-même(tous bénévoles ou sympathisants de l’association Vaincre la Mucoviscidose et organisateurs de la Virade des Rois qui a lieu chaque année à St Germain en Laye). Nous nous sommes promis de rester ensemble pour garder le moral et se soutenir dans l’épreuve. Tout le long de la route ça parlait beaucoup (surtout Hélène) et on partageait nos ravitaillements et… pansements. Aux alentours du 21km “ quelle belle surprise “ nous avons trouvé notre cher ami Patrick ! Il s’était installé au bord de la route dans sa camionnette et nous attendait avec ravitaillement, boissons chaudes, des chaises, un fauteuil (eh oui !) et un grand sourire. Tellement typique de lui. Désormais appelé le CAP (Café Ambulant de Patrick) elle était vraiment la bienvenue à 4h du matin. Inoubliable ! Finalement, aprés huit heures de marche, nous sommes tous arrivés. Bien fatigués et avec quelques bobos, mais hyper contents d’avoir participé. UN GRAND MERCI à vous, PARIS WEST CHAPTER, d’avoir eu l’idée de s’inscrire à cette marche. Chaque euro récolté sera grâ¢ce à vos efforts et souffrances pendant ces heures de nuit et sera autant plus apprécié par l’association. BRAVO ! Peut-être nous pouvons remettre nos forces et idées folles ensemble pour une nouvelle aventure (à pied, à moteur) “ nous sommes partants !
Peta – www.viradedesrois.fr
Départ de la place d’armes du château de Versailles à 0H15. Gros embouteillage de jambes et enchevêtrement de corps sur les trottoirs de Versailles. Sécurité et blocage des feus par l’organisation pour laisser passer le convoi qui s’étirait sur des kilomètres. Arrivée en forêt de Marly pour une bonne dizaine de kilomètres et spectacle impressionnant dans la forêt d’une chenille de lumière et de feu-follets provoqués par les lampes frontales et les dispositifs réfléchissants des gilets et tenues des marcheurs.
Premier contrôle et ravitaillement à 2H30 – km 12. Bousculade pour valider le CP, distribution d’eau dans un gobelet (difficile de boire) et très vite, reprise de la randonnée. Et, toujours des parlottes à n’en plus finir de la part des marcheurs et des marcheuses et cela pendant au moins 6 heures …
Route des radars : comme me l’avait dit Thierry S, cette route est interminable. J’arrive à dormir en marchant avec des micro coupures de 15 secondes : les randonneurs sont plus espacés, pas de parlottes, route droite ( j’ai appris que je pouvais dormir et marcher droit en même temps !). Arrivée au second ravitaillement dans une ferme à 4H30 – km 23 : dans la boue et toujours de l’eau en gobelet et aucun moyen de s’asseoir …
Arrivée à Maule après avoir parcouru un chemin caillouteux et boueux en pente descendante mortelle pour les pieds. Il est 6H – km 32 et les randonneurs du parcours du 22 km partent. Je fais une pause ; toujours pas d’eau, je tape dans mes réserves (j’étais parti avec 1 litre) et je m’alimente. Petit texto à Thierry V pour le tenir informé.
Je repars en compagnie des randonneurs qui débutent le 22 km. Moins vaillant, je me fais dépasser allégrement par eux, mais je m’accroche à un petit groupe que j’arrive à suivre et qui est probablement parti de Versailles.
C’est plus dur, bizarre … un peu, beaucoup mal aux pieds, un pas plus petit, mais une fois la machine repartie ça roule ! et puis, je regarde ma montre : il est 7h du matin. Je me dis : déjà ! Je n’ai pas vu la nuit passer et le jour va se lever dans une heure. Après avoir aperçu les étoiles toute la nuit et le croissant de lune au petit matin, je vais pouvoir éteindre ma lampe frontale.
Et patatras, entre Andelieu et Jumeauville, l’hécatombe des randonneurs commence et le spectacle des malaises et des marcheurs à terre. C’est un ballet incessant d’ambulance de la croix-rouge et de voitures de police gyrophare allumé et sirène hurlante, du « bus balai » qui ramasse les randonneurs qui abandonnent sur cette route très droite.
Il est bientôt 8 heures et je profite du lever du jour par cette journée sans nuage, mais je suis un peu cassé. Arrivée à Jumeauville, je décide de faire une pause à côté du bar ou a lieu le départ du 12 kms. Il est 8H15 – km 42.
Je retrouve à l’arrêt de bus le bus balai avec les éclopés qui dorment à moitié. Plus une place dans le bus et l’organisation réclame un autre bus en attendant que celui-ci se dirige sur Mantes.
Conversation téléphonique avec Thierry V. Je suis trop cassé, probablement un peu déshydraté, je l’attends pour un rapatriement sanitaire !
Patrick
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